BIOGRAPHIE

Originaire de l’Abitibi, Audrée Juteau obtient son diplôme de LADMMI (EDCM) en 2003. Interprète chevronnée, elle travaille avec plusieurs chorégraphes et compagnies tels Katie Ward, Deborah Dunn, Estelle Clareton, Sonya Biernath, Jordi Ventura, Aurélie Pedron et la Fondation Jean-Pierre Perreault... En 2016, elle termine sa maîtrise en danse contemporaine à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Attirée par le flux créatif résultant de la rencontre artistique, Audrée réalise ses premières expériences chorégraphiques au sein du groupe The Choreographers. La porosité entre la performance et la vie la fascine et se trouve au coeur de ses créations Poisson (2013), Youme (2013), Sam affecte (2015), Les Strange strangers (2017), Mystic-Informatic (2022). Son travail a été présenté au Canada, États-Unis et en France. Récipiendaire de la bourse DanceWeb 2010 — ImPlusTanz (Autriche) octroyée par Jardin d’Europe et du prix David-Kilburn (2015). En 2018, Juteau met sur pied L’Annexe-A, organisme de création et de soutien aux artistes. Situé dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue (Québec), le lieu accueille les artistes qui souhaitent créer ou explorer un projet dans des conditions d’incubation, loin des grands centres urbains. Elle est directrice générale et artistique de l’Écart depuis janvier 2021.

 

DÉMARCHE

 

Les œuvres expérimentales de danse contemporaine d’Audrée Juteau contiennent une part d’imprévisibilité et cherchent à mettre sur un pied d’égalité les êtres humains, les animaux et les objets. Cherchant à créer de nouvelles expériences chorégraphiques, elle a, dans ses pièces Poisson (2013) et Sam affecte (2015), travaillé avec son chien qu’elle considérait comme un performeur ayant le même pouvoir d’émouvoir le public que ses partenaires de scène. Ses manières d’habiter le monde chorégraphique et son rapport avec le public ont notamment été au centre des oeuvres. Avec Strange strangers (2017) les objets inanimés étaient considérés comme étant pourvu de ce même pouvoir d’affecter et elle travaillait avec l’auto-hypnose dans le processus de création comme moyen de décentraliser la volonté. Avec Mystic-Informatic, elle retourne à la création collective avec N. Zoey Gauld, Catherine Lavoie-Marcus et Ellen Furey. Pour cette création, elles imaginent ensemble des méthodologies empruntées au monde fongique.