Ariane Boulet

vidéo-art

Territoire reconstitué

Ariane Boulet travaillera sur une étape de recherche d'une œuvre filmique à mi-chemin entre le documentaire et le cinéma-vérité ayant comme fil conducteur les rencontres et la quête. Cette création commencera par une reconnaissance du territoire, un partage des espaces mythiques de l’Abitibi que « les anciens » lui feront découvrir. Cette façon de découvrir et repérer les lieux de tournage dans la rencontre avec ceux qui y habitent laissera ensuite sa place à la façon de créer les images et installations visuelles dans ces lieux. Ces installations visuelles seront entremêlées à un travail de texte ainsi qu’à des explorations de projections d’un projet « phare » en CHSLD de l’artiste sur des talles de bouleaux et autres espèces d’arbres. Multiples rencontres lui ont permis d’amasser des témoignages liés à la terre agricole de Jeanne Fournier Migneault, 96  ans, et ses enfants de Mont-Brun, à la région défendue par Fernand Bellehumeur, auteur et poète, à la terre mère du couple Emily Mowatt et Normand Kistabish de la réserve Pikogan, et à la terre adoptée de Jose Mediavilla qui a défriché les sentiers Opasatica.

Diplômée du baccalauréat en danse de l’Université du Québec à Montréal en 2009, Ariane Boulet agit depuis lors à titre d’interprète pour une vingtaine de créateurs. Dans une quête de ce que l’œuvre a à offrir à l’autre, elle termine en 2014 une maitrise en danse où elle s’intéresse à la création en milieu de santé. Cette expérience a lancé les questionnements qui la suivront par la suite : l’importance de la foi, du doute, de la rencontre, du paysage ; à la découverte d’un corps tant singulier que collectif. Cofondatrice de la compagnie Je suis Julio, elle a généré depuis 2010 une douzaine d’œuvres scéniques, filmiques et in situ, comme interprète, créatrice et cocréatrice. 

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